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Le château de Saint Ferréol : hier et aujourd'hui

Situation
Près du confluent du Bez et de la Drôme, sur un plateau aux terres très argileuses où l'on retrouve quantité de tessons de poteries gauloises et de monnaies de bronze semblant attester de l'existence ancienne de fabrication et de commerce d'ustensiles avant l'époque romaine.

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Résidence d'été des évêques de Die
Un acte de vente datant de 1484 atteste de la vente du Château de Saint-Ferréol par l'évêché de Die à la famille Sibeud. Plusieurs pièces d'architecture permettent de faire remonter une grande partie des bâtiments actuels au XIII° siècle, mais des fondations romaines ont été retrouvées dans la cave et à proximité.

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Les Sibeud de Saint-Ferréol, nobles ruraux
Cette famille de très ancienne noblesse (les plus vieux documents qui en attestent datent de 1110 : donation de l'emplacement de l'Abbaye de Bonneveau par un Sibeud de Beauvoir, sieur noble et puissant) est propriétaire de nombreux fiefs ; elle se stabilise sur le domaine de Saint-Ferréol à partir du XVI° siècle.

Elle compte au cours de l'ancien régime plusieurs personnages influents :

  • Hercule de Sibeud de Saint-Ferréol, seigneur de Saint-Ferréol et Divajeu, nommé gouverneur de Romans et Dye (1597) par Henri IV pour le remercier de sa loyauté lors de la tentative de trahison du gouverneur en place qui projetait de se rallier au Duc de Savoie. A cette époque s'ouvre une période de relative stabilité aprés des années de luttes de pouvoir entre catholiques et tenants de la Réforme, massivement implantés dans cette région. Le 15 avril 1598, le roi promulguait l'Edit de Nantes augurant d'une ère nouvelle. A cette date "[...] sur 4 000 habitants, Die ne compte plus que 600 catholiques et sa cathédrale est en ruine" à l'instar des petites églises et chapelles avoisinantes (Cf. Pierre Chevalier, dans le Guide du Diois). Les Sibeud étaient l'une des 6 familles catholiques de Menglon sur 86, leur Chapelle Sainte-Anne étant le seul lieu de culte sur la commune pour cette confession.
  • Alexandre de Sibeud, son fils, seigneur de Saint-Ferréol, Divajeu et Lambes, gouverneur pour le roi de la ville de Dye après la mort de son père en 1617, alors que les ordres catholiques commencent à se réimplanter.
  • Antoine de Sibeud, chevalier et seigneur de Saint-Ferréol, également gouverneur de Dye, plus tard membre de la 1ère Compagnie de la Maison du roi Louis XIV, qui révoque l'Edit de Nantes en 1685, provoquant une véritable hémorragie dans la population Dioise.
  • Hercule de Sibeud, fils d'Antoine et 2ème du nom, gouverneur de Dye et capitaine du régiment de Tournon.
  • Joseph-Armand de Sibeud de Saint-Ferréol, neveu d'Hercule, avocat en 1772 et conseiller au Parlement de Grenoble, donc peu avant la Révolution.
  • ainsi bien sûr que de très nombreux militaires.

Leurs armoiries (dont on ne trouve plus trace aujourd'hui) portaient "le champ d'azur à 3 bandes d'or au chef de gueule et une fleur de lys d'or"

La Révolution a sans doute marqué la famille Sibeud comme toutes les familles nobles très catholiques, mais n'a fait aucune victime, en partie grâce à l'estime dont ils faisaient l'objet, mais aussi parce que Armand de Sibeud s'est prudemment exilé en Savoie dès 1790, bien que la Drôme n'ait connu qu'une révolution tempérée, contrairement à d'autres régions. Il a été officiellement amnistié en 1801, et a pu rejoindre sa famille. A cette époque le domaine comptait entre 250 et 355 hectares de terres, à Menglon, mais aussi à Divajeu, Clelles, et jusqu'à Lesches-en-Diois. On garde leur trace jusqu'en 1810, date à laquelle, vraisemblablement les Sibeud se sont rapprochés de Grenoble et le domaine de Saint-Ferréol a changé de mains.

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L'histoire récente
Des recherches sont en cours sur les occupants de la maison après les Sibeud. Le XIX° siècle a été marqué par les transformations des alentours du domaine par plusieurs générations d'agronomes, les Gaymard, attachés à implanter de nouvelles variétés d'arbres.
Les derniers occupants avant 1943 étaient les familles de Charry (actuellement vivant dans la région lyonnaise et en Saône et Loire) et de Roquebeau.
En 1943 les héritiers ont vendu le domaine de Saint-Ferréol au fermier exploitant leurs terres : Monsieur Chagnard, dont les fils ont repris la succession jusqu'en 1993. La maison de maître a été louée comme centre de vacances après-guerre pendant une quinzaine d'années, cependant que le domaine gardait sa vocation agricole.
Aujourd'hui 3 familles s'y sont installées, et le Centre d'Ecologie Pratique de Saint-Ferréol s'y développe.

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Conception-réalisation DSFI SARL